Lettre D'une Égyptienne Des Années 80 À Sa Génération Et Aux Autres, Par She Ouarem

Dans sa finalité, la campagne n'est pas unanimement partagée. Pourtant, les questions qu'elle soulève ont l'intérêt d'interroger les préjugés et leurs effets en termes d'inégalités. Comme il est nécessaire d'interroger le visage de la «marocaine» , un qualificatif qui véhicule un imaginaire paternaliste, exotisant et misogyne laquelle le préfixe (-ette) est habituellement utilisé pour former des noms en rapport avec la forme plus chétif d'un objet. Il faut élément questionner le soupçon d'pithiatisme que l'on incombe aux meufs artistes ou aux filles politiques qui s'expriment avec véhémence -de la militante féministe Caroline de Haas à l'ancienne patronne de la «Manif pour entiers» Frigide Barjot - ces «pasionaria» lequel l'action est gouvernée uniquement par leurs pulsions, leurs passions.

De l'arbi, on passe à l'arbicot (1861) par suffixation (cf. Prusco) ou par déplacé ici emprunt à l'italien arabico, puis bicot (1892) par syncope. Il existe aussi des tournures apocopées comme bic ou bique. Le contexte xénophobe permet d'expliquer l'animalisation de l'Arabe, il est assimilé à une bique ou chèvre, à un chevreau ou petit bicot. On lui dénie toute humanité et on en fait une bête soumise au fermier, incapable de toute réflexion. On peut même se permettre des réflexions sur le physique ou sur le langage, l'Arabe bêle et ne parle pas. Il faut remarquer que le terme hypocoristique biquet de la même famille n'est jamais utilisé, on emploie la forme dévalorisante en -ot.

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